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Registre des IA

Registre des IA d'entreprise : ce qu'il contient et à quoi il sert

Un registre des IA est la liste de tous les systèmes d'IA qu'utilise une entreprise, avec pour chacun son usage, son responsable, sa classe de risque au sens de l'AI Act et les preuves associées : c'est le point de départ de toute gouvernance de l'IA.

Pourquoi tenir un registre

Les obligations de l'AI Act ne s'appliquent pas à « l'IA » en général. Elles dépendent de chaque système et de son usage. Un assistant qui résume des réunions et un outil qui trie des candidatures n'engagent pas les mêmes règles. Le second relève en principe du haut risque (annexe III, point 4), le premier non.

Pour savoir quelles règles s'appliquent, il faut d'abord savoir quelles IA tournent. C'est le rôle du registre. Sans lui, aucune des autres questions de gouvernance de l'IA n'a de réponse.

Le règlement n'emploie pas le mot « registre » pour un inventaire interne. Il ne le prescrit pas sous ce nom à toutes les entreprises. Mais chacune de ses obligations porte sur un système précis : sans inventaire, impossible de montrer qu'on les a examinées.

À ne pas confondre avec la base de données de l'UE

L'AI Act crée une base de données européenne. Les fournisseurs y enregistrent les systèmes à haut risque de l'annexe III. Les autorités publiques qui les déploient y enregistrent leur utilisation (article 49). Une entreprise privée qui déploie un système n'a pas cette obligation d'enregistrement, sauf si elle agit pour le compte d'une autorité publique. Son registre interne reste le sien.

Ce qu'un registre contient

Rubrique Pourquoi
Le système et son éditeur Savoir de quoi on parle, y compris les fonctions IA d'un progiciel.
L'usage La classe de risque dépend de l'usage, pas de la technologie.
Le responsable nommé Une personne physique. C'est la première chose qu'un contrôleur demande.
Le rôle de l'entreprise Déployeur, ou fournisseur si elle met le système en service sous son propre nom (article 3).
La classe de risque, datée Un classement change quand l'usage change : il faut garder l'historique.
Les obligations et leurs échéances Transparence depuis le 2 août 2026, haut risque au 2 décembre 2027.
Les preuves rattachées Chaque preuve avec sa date et son auteur.
Le niveau de suivi Déclaré, ou connecté et mesuré.

Les IA qu'on oublie

Le registre ne vaut que s'il est complet. Trois familles échappent souvent à l'inventaire :

  • les comptes individuels, ouverts par des salariés sans passer par la DSI ;
  • les fonctions activées par une mise à jour d'un logiciel déjà en place ;
  • les IA intégrées à un progiciel, qu'on ne peut pas brancher. Elles entrent quand même au registre : le règlement demande de les gouverner, pas forcément de les mesurer.

L'obligation de maîtrise de l'IA (article 4) vise le personnel qui utilise des systèmes d'IA. Le registre dit aussi qui les utilise.

Du registre aux preuves

Un registre tenu dans un tableur montre l'état du jour. Devant un contrôleur, il faut montrer ce qui était vrai à une date passée : quand tel système a été classé, par qui, sur quelle base. C'est pourquoi la classe de risque doit être historisée et chaque preuve datée. La page Conformité AI Act détaille quelles preuves rattacher à chaque obligation.

Comment le constituer

  1. Déclarer. Quelques questions par IA : usage, responsable, éditeur. Le registre se remplit.
  2. Classer. La classe de risque au sens de l'AI Act, et les obligations qui en découlent.
  3. Raccorder ce qui peut l'être. Une IA raccordée est mesurée, plus seulement déclarée.

Dans le Cockpit, le registre, les classes de risque historisées et les preuves datées tiennent en un seul endroit, quels que soient les éditeurs. La Factory est l'offre qui prévoit le raccordement des systèmes en place.

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Questions fréquentes

Le registre des IA est-il obligatoire ?

L'AI Act ne prescrit pas sous ce nom un registre interne à toutes les entreprises. Mais ses obligations portent chacune sur un système et un usage précis : sans inventaire, une entreprise ne peut pas montrer qu'elle les a examinées.

Faut-il y inscrire Copilot, Agentforce ou les IA intégrées à nos logiciels ?

Oui. Une entreprise qui utilise un système d'IA sous sa propre autorité, dans un cadre professionnel, en est le déployeur au sens de l'article 3, quel que soit l'éditeur.

Quelle différence avec la base de données européenne ?

La base de l'UE reçoit l'enregistrement des systèmes à haut risque de l'annexe III par leurs fournisseurs, et celui de leur utilisation par les autorités publiques (article 49). Le registre interne couvre toutes les IA de l'entreprise.

Sources

Sources ouvertes le 12 octobre 2026.

  1. AI Act, article 3 : définitions (fournisseur, déployeur)
  2. AI Act, article 4 : maîtrise de l'IA
  3. AI Act, article 6 : classification des systèmes à haut risque
  4. AI Act, article 49 : enregistrement dans la base de données de l'UE
  5. AI Act, article 50 : obligations de transparence
  6. AI Act Service Desk : lignes directrices haut risque, emploi (annexe III, point 4)
  7. Commission européenne, AI Act Service Desk : calendrier d'application

Mis à jour le 12 octobre 2026